40 LOGEMENTS : 21 LOGEMENTS LOCATIFS + 19 ACCESSIONS
ZAC DES MARAICHERS - LOT1A
LAURÉAT DU CONCOURS / ÉTUDES EN COURS

MAÎTRISE D’OUVRAGE PUBLIQUE : DIJON HABITAT
MISSION ARCHITECTE : MISSION DE BASE + EXE
COÛT DES TRAVAUX : 4 482 111 € HT
SP : 2 521  M²
BET/ECONOMISTE : SIBAT
LIVRAISON : 2016

COMPOSITION URBAINE

Le principe de « séquences sur socle » de la fiche de lot est repris, avec une alternance entre logements intermédiaires et petits collectifs.

L’ensemble du lot a été conçu en respectant les éléments contenus dans le cahier de prescriptions urbaines, architecturales et environnementales et la fiche de lot, tout en prenant scrupuleusement en compte le programme du maître d’ouvrage. La partie « logements locatifs » se situe en face de la supérette, avec vue sur la place et le mail pour une partie d’entre eux. La partie « logements en accession » se trouve plus au calme, en face des futurs logements du lot 1C. Les logements ont été pensés dans un esprit d’autonomie afin d’éviter les nuisances de voisinage, mais
aussi dans une idée de convivialité et de « vivre ensemble ». Une attention toute particulière a été portée à la manière de permettre à l’ensemble des logements de profiter au mieux du soleil, des vues et aussi des espaces extérieurs, jardins, terrasses et balcons (et même des jardins potagers si l’idée est retenue par le maître d’ouvrage). Les volumes sont tous sous toiture en pentes, dans lesquelles des ouvertures ont été créées afin d’amener plus de lumière naturelle dans les circulations et les pièces d’eau.

ARCHITECTURE

Les logements sont traversants ou en angle et disposent de deux ou trois orientations différentes (aucun logement n’est mono orienté). La plupart (30/40) profite d’une orientation Sud‐Ouest. Même les logements situés au Nord‐ Est bénéficient du Sud, du fait notamment des vides entre parties construites. Tous les logements (sauf 1) sont accessibles par ascenseur – pour le jour où ils seront éventuellement installés dans les gaines prévues à cet effet – et ils respectent tous la réglementation pour personnes à mobilité réduite. Les escaliers et parties communes disposent de baies d’éclairage naturel. Dans les logements, les cuisines sont toutes éclairées naturellement, de même que les salles de bains qui profitent systématiquement de la lumière naturelle : en second jour au moins, quand elles ne disposent pas de fenêtre ou de châssis en toiture.
Les jardins, les terrasses et les balcons sont répartis équitablement entre tous. Personne n’est oublié car ceux qui n’ont pas de jardin attenant à leur logement ont à leur disposition des jardins privatifs, pouvant servir de potager, aux derniers étages.
 – La partie locative (21 logements)
La répartition demandée est respectée (+ 1 logement). Sur les 21 logements, 17 sont en simplex et 4 en duplex (soient 3 T4 + 1 T5).
La desserte est assurée par 2 cages d’escaliers (et possiblement 2 futurs ascenseurs) donnant accès respectivement à 10 et 11 logements.
Chacun des deux halls comporte un local poussette ainsi qu’un local poubelle et donne accès, par l’arrière, à son local vélos et au parking commun.
 – La partie accession (19 logements)
La répartition demandée est respectée. Tous les logements sont des simplex. Le principe du hall est identique à celui du locatif.

Ici, un seul hall est prévu pour les 19 logements, mais pour des raisons de commodité un second escalier, extérieur et non couvert, a été disposé en bout de parcelle. La desserte de tous les logements est donc possible par chacun des 2 escaliers (et 1 éventuel futur ascenseur). Cependant, le second escalier dessert plus directement 5 des 6 logements intermédiaires situés en bout de parcelle et on pourrait imaginer un scénario le rendant plus « privatif » pour les logements contigus.

Un jeu de matériaux et de teintes subtil :

Un bandeau de béton fera la liaison entre le socle composé des parkings et des commerces et les logements qui seront recouverts de panneaux verticaux de type Eternit ou similaire. Les coloris seront clairs mais un effet de différenciation de traitement des volumes sera recherché : plus clair pour les collectifs plus soutenu pour les intermédiaires, afin de créer une alternance légèrement marquée.
Des systèmes d’occultation par volets roulants ou battants en aluminium seront étudiés (volets roulants prévus en offre de base).
Concernant les panneaux de façade, différents coloris très proches (blanc cassé, gris clair, beige clair) seront disposés de manière aléatoire, de façon à créer une surface uniforme mais avec des nuances, dans un découpage de type alternance de panneaux verticaux de 30 cm, 60 cm, et 90 cm dans lesquels viendront s’inscrire les fenêtres.
Des pergolas seront installés au droit des entrées ou des châssis des séjour afin de marquer les verticalités sur la façade.
Ces pergolas souligne les séquences d'entrée des logements des types intermédiaires et permettent la mise en place de protection solaire puisqu'elles sont installées au Sud. Ces deux effets apparaissent en effet comme des éléments importants du projet pouvant participer à créer une animation de façade, celle‐ci faisant 160 mètres de long.

QUALITÉ ENVIRONNEMENTALE

NOTICE PAYSAGERE :
D’une manière générale, les essences végétales sont sélectionnées pour que leurs associations produisent :
‐ un étagement de la végétation avec des strates arborées, arbustives et herbacées,
‐ des contrastes marqués dans les silhouettes végétales et les textures de feuillage,
‐ une dominante argentée de couleur de troncs, de feuillages ou de floraisons, en harmonie avec celle des façades,
‐ une mise en valeur de la végétation caduque par la végétation persistante, prédominante.
Au R+1, dans l’ensemble des zones plantées collectives, la plantation de sumacs de Virginie, protégés par des haies brise‐vents constituées de chalef, sur un tapis d’épiaire couvre‐sol et de seslérie agrémenté de quelques rosiers rugueux à floraison blanche, permet de créer un environnement végétal lors de l’accès aux logements. L’essence d’arbrisseau retenue l’est pour sa capacité à se développer dans une épaisseur de substrat limitée du fait d’un système racinaire superficiel.
Des pergolas sont par ailleurs colonisées par de la renouée d’Aubert caduque et du jasmin étoilé persistant.
Au R+3 et R+4, des parterres de plantation pour de futurs potagers sont proposés aux résidents.
Le choix des essences répond aux conditions du site, à savoir :
‐ une plantation sur dalle, en situation ensoleillée pouvant être relativement venteuse,
‐ des exigences d’entretien limité, se traduisant par la mise en oeuvre de couvre‐sols, de paillage, d’arrosage automatique pour les zones plantées collectives au R+1, ainsi que des distances suffisantes de plantation des végétaux par rapport aux façades.
L’idée de l’intégration de la nature en ville, présente dans les principes fondateurs de l’Ecocité, se retrouve dans le parti paysager du projet. Chaque niveau du bâtiment est l’occasion de mettre en oeuvre une végétation spécifique répondant à une situation particulière vis‐à‐vis des conditions physiques rencontrées (plantation sur dalle ou en pleine terre) comme de l’usage (plantation à voir à distance, production de légumes ou espace offert à la faune sauvage).
 – Végétation extensive des toitures végétalisées.
Le paysagement de l’opération comprend la mise en oeuvre d’une végétation de type extensive en toitures, visible des étages et de l’espace public du fait de leur inclinaison. Cette végétation est composée de différentes variétés de sédums (Sedum kamtschaticum, Sedum reflexum, Sedum album, Sedum spurium), enrichie par la plantation d’arbustes xérophiles tels que de la santoline (Santolina rosmarinifolia) ou de vivaces telles que de l’euphorbe (Euphorbia cyparissias), du cheveux d’ange (Stipa tenuifolia) des iris (Iris
pumila).
 – Végétation cultivée des terrasses.
Les terrasses plantées sont offertes aux logements comme jardins potagers privatifs. Pour les locataires ne souhaitant pas cet usage, les parcelles sont livrées plantées d’un couvre‐sol vivace persistant sans entretien comme du bergénia (Bergenia cordifolia) afin de maintenir un aspect soigné à ces
espaces. Ces "terrasses cultivables" sont composées de bacs pouvant être facilement réparés, remplacés, entretenus...